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02/11/2006

Elle pleure, elle pleure la banlieue…

medium_9782020682718.jpg Lâchez les journaux, n'écoutez plus les JT, délaissez les essais de sociologues… Si vous voulez comprendre un tout petit peu ce qui se passe dans certaines banlieues françaises, lisez plutôt un roman. Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, de Thierry Jonquet, référence du noir français et un des meilleurs écrivains de l'Hexagone tout genre confondu. Tout simplement. 

 

Depuis bientôt une vingtaine de romans, dont plusieurs splendeurs (Mygale, Moloch, La Bête et la belle…), Jonquet a pris l'habitude de nous parler du réel. Celui de la misère sociale, de la précarité économique, de la délinquance urbaine, des déviances sexuelles, des trafics en tout genre… en somme tous les rouages grippés de notre société. Dans son dernier roman, sorti il y a quelques semaines, il se penche sur nos banlieues. Et réussit un tour de force. Commencé à l'été 2005, Jonquet a anticipé sans le vouloir dans cet ouvrage deux des thèmes les plus forts dans l'actualité française de ces derniers mois : les émeutes en banlieue d'il y a un an, et le meurtre antisémite d'Ilan Halimi en février 2006. Les petits esprits accuseront certainement le romancier d'avoir voulu surfer sur cette vague de faits divers. Ils auront tort, Jonquet a précédé ces deux drames simplement parce qu'il a étudié la situation, lu, écouté, vu. Il a compris la montée des violences communautaires dans certaines cités, la perte de repères de beaucoup de jeunes, la désespérance de leurs parents, et l'incapacité à agir des institutions (école, police, justice…). 

 

A l'arrivée, Jonquet nous offre un roman d'une force époustouflante, d'une noirceur absolue et sans concession. Le romancier a choisi de parler de ce qui ne va pas. Tout est faux parce que tout est vrai. Vrai, Anna Doblinsky, la jeune prof sortie d'un IUFM jargonneux, qui débarque dans un collège de ZUP, et qui très vite, est rappelée à sa judéité par des élèves à l'antisémitisme banal et ordinaire. Vrai, la cité HLM pourrie par le chômage, les trafics de drogue, les bandes rivales et le pouvoir de moins en moins souterrain des salafistes. Vrai, le jeune Lakdar Abdane, gamin doué, qui voudrait étudier, mais qui sombre dans la dépression paranoïaque après un accident médical qui lui fera perdre l'usage de sa main. Vrai, les deux villes, Vadreuil et Certigny, communes inventées de Seine-Saint-Denis, qui se touchent mais ne se ressemblent pas. D'un côté, la zone, de l'autre la richesse. Deux villes qui ressemblent fort aux réelles Clichy-sous-Bois et Le Raincy.   

 

Calmement, sans clinquant, Jonquet passe au scalpel les maux de notre France. La montée des intégrismes et de l'obscurantisme religieux, le clientélisme de certains politiques, le gouffre culturel de quelques jeunes, l'incapacité totale de l'administration scolaire à se remettre en cause. On sort de ce roman sonné, épuisé, et démoralisé. Jonquet a voulu dire le vrai. Il n'y est jamais aussi bien parvenu.

 

Un mot encore sur le titre du livre : Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte. Titre crépusculaire tiré d'un poème de Victor Hugo écrit juste après la révolte des Communards en 1870. Hugo s'adresse aux Bourgeois de l'époque, et leur dit en substance: ce peuple des bas-fonds s'est révolté parce qu'il n'a rien et que vous avez tout. Ils sont vos frères et pourtant vous refusez de leur tendre la main, alors ils s'enfoncent dans la violence aveugle contre tous et contre tout. Une analyse qui n'a pas pris un cheveu blanc. Jugez plutôt :

 

"Etant les ignorants, ils sont les incléments;
Hélas! combien de temps faudra-t-il vous redire
A vous tous, que c'était à vous de les conduire,
Qu'il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité;
D'une tutelle avare on recueille les suites,
Et le mal qu'ils vous font, c'est vous qui le leur fîtes.
Vous ne les avez pas guidés, pris par la main,
Et renseignés sur l'ombre et sur le vrai chemin;
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte;
C'est qu'ils n'ont pas senti votre fraternité.
Ils errent; l'instinct bon se nourrit de clarté." 

 

Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, Thierry Jonquet, Seuil, 344 pages, 18 €. 

 

THIERRY JONQUET VOUS PARLE !

 

medium_JONQUET.jpg Comment vous est venue l’idée de ce roman ?
Il y a quatre ans, a paru un livre Les territoires perdus de la République qui recueillait les témoignages de profs en banlieue, dans les ZEP, les établissements difficiles… Ils y racontaient la montée des violences entre jeunes, la montée de l’antisémitisme, le désespoir des profs, les aberrations administratives… Je me suis dit que ça pouvait faire un décor de roman. Le sujet faisait aussi écho en moi parce qu’il y a vingt ans, j’ai été enseignant dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois dans un établissement déjà difficile à l'époque. Mais ce qui a changé la donne, c’est quand j’ai appris que la vidéo de la décapitation du journaliste Daniel Pearl par des intégristes islamistes antisémites, circulait dans certains quartiers et était regardée par plusieurs jeunes. Je me suis dit que là, ça devenait vraiment très préoccupant.

 
Votre roman parle d’émeutes en banlieue et de la montée de l’antisémitisme chez certains jeunes d’origine maghrébine ou africaine. Pourtant, vous l’avez écrit avant les émeutes de novembre 2005 et avant le meurtre d’Ilan Halimi en février 2006 ?

J’ai commencé l’écriture en septembre 2005 avec ces deux thèmes en tête. Je voulais que l’action démarre lors de la rentrée scolaire 2005-2006, pour donner le sentiment de coller au plus près de la réalité. Je ne pensais pas que je collerais autant, quand les émeutes ont éclaté, et surtout quand on a appris la mort d’Ilan Halimi. Quand ce meurtre a été rendu public, j’étais à trente pages de la fin de mon roman, j’avais déjà imaginé l’histoire d’un meurtre antisémite par des jeunes d’une cité. Franchement, ça m’a fait très bizarre sur le coup.

Comment avez-vous procédé pour écrire ? Avez-vous tout imaginé ou vous êtes-vous documenté avant ?
J’ai beaucoup lu sur la banlieue, l’école… Puis j’ai fait parler des amis qui sont profs ou magistrats, pour qu’ils me racontent leur quotidien. Et puis je me suis servi de mes souvenirs lorsque j’étais enseignant à Aulnay-sous-Bois en 1982. A l’époque, je travaillais en section spécialisée au collège Victor Hugo et j’avais été abasourdi par la violence qui régnait déjà entre les élèves. Je me souviens que certains enfants, dont les parents trop pauvres ne pouvaient payer la cantine le midi, allaient manger dans le supermarché voisin. Ils ne payaient rien, ils se servaient dans les rayons et mangeaient sur place. Et personne ne disait rien. Moi, je pensais « Mais pourquoi ça ne pète pas ? ». Finalement, cette situation vieille de 20 ans a pourri sur pied et aujourd’hui, elle est devenue catastrophique.

 
Ce roman est donc aussi un roman de dénonciation et de colère ?
J’observe ce qui se passe autour de moi et je réagis à des phénomènes qui m’effraient et me fascinent à la fois. De fait mon roman est un livre politique, mais ce n’est pas un manuel politique. C’est le constat d’une certaine situation française. Les banlieues sont des territoires qu’on a laissé pourrir sur pied depuis 30 ans. On y a laissé s’installer le chômage de masse, on a été incapable d’assurer l’intégration de plusieurs générations d’immigrés. Le phénomène religieux est plus récent, mais il prend de l’ampleur. Je vis à Belleville. Il y a 20 ans, les femmes voilées étaient rares dans mon quartier. Aujourd’hui, ce phénomène est très important. L’islamisme radical existe aussi. L’an dernier, un réseau a été démantelé dans une mosquée du 19e arrondissement de Paris qui envoyait des gamins devenir terroristes en Irak. Tout cela existe, on ne peut le nier. Moi, j’écris des romans noirs qui braquent le projecteur sur une réalité qui n’est pas forcément toute la réalité, mais qui dérange.

 

Vous braquez notamment le projecteur sur la question de l’école en banlieue ?
C’est peut-être l’échec le plus grave. Aujourd’hui, le niveau d’incompréhension entre les élèves et les profs en banlieue a atteint un niveau inimaginable. Pour les jeunes profs issus d’IUFM, les gamins sont des martiens qui n’ont plus aucune valeur culturelle ou intellectuelle en commun avec eux. Et les élèves, eux, se sentent totalement perdus face à cette nouvelle tendance pédagogique d’en rajouter toujours plus dans le jargon éducatif plutôt que de se concentrer sur des valeurs simples d’enseignement. Le gouffre culturel est immense. Des enseignants qui en ont ras-le-bol ont monté un projet pour se moquer du jargon des IUFM. C’est le projet SLEC : Savoir Lire Ecrire Compter.

 

Quel regard portez-vous sur les émeutes en banlieue en novembre 2005, il y a un an ?
Je n’ai pas un jugement tendre à l’égard des émeutiers. La violence de ces jeunes était gratuite et stupide. Brûler des écoles, des bibliothèques, des entreprises… C’est une explosion de rage impuissante, mais pas une révolte populaire. Comparer cela, comme ça a pu l’être, à une Intifada est totalement idiot, irresponsable et scandaleux. Bien que mauvaise, la situation de nos gamins en banlieue n’a rien à voir avec celle des gamins palestiniens au Proche-Orient. Le titre de mon livre est tiré d’un poème de Hugo écrit après la Commune de 1870. Hugo s’adresse aux bourgeois et leur dit : le peuple des Communards est « votre épouvante et vous êtes leur crainte ». Il explique que si les Communards se sont révoltés, c’est parce que vous, bourgeois, ne leur avaient pas donné «leur part de la cité ». Ils se sentent rejetés, « ils n’ont pas senti votre fraternité », et « le mal qu’ils font, c’est vous qui le leur fîtes». Ramené à aujourd’hui, c’est une manière de dire que le problème des banlieues est le problème de tous en France. Et si toute la société ne fait pas l’effort de se tourner vers ces territoires oubliés, la colère ne pourra que monter encore.

 

Vous citez également Marx dans le roman ?
Oui, en forme de clin d’œil à Sarkozy. J’ai retrouvé une citation de Marx et Engels dans leur livre, La Social-Démocratie allemande, où ils comparent le lumpenprolétariat à de la « racaille ». Ils disent aux ouvriers de s’en éloigner. « Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille ou s’appuie sur elle, démontre par là qu’il n’est qu’un traître », écrivent-ils. Comme quoi rien n’est jamais simple. Selon moi, les citations de Hugo et de Marx sont justes chacune à leur façon, ce sont les deux côtés d’une même médaille.

 

Plus généralement, tous vos livres sont de près ou de loin inspirés du réel. Pourquoi ce besoin de coller au plus près de la réalité quotidienne ?
Peut-être parce que je n’ai pas beaucoup d’imagination et que j’ai besoin de m’inspirer d’histoires réelles ou de faits divers pour écrire ? Mais aussi parce que je me soucie tout simplement de l’évolution de la société dans laquelle je vis et dans laquelle vivent mes enfants. Le Pen au second tour en 2002, la montée des précarités, les émeutes en banlieue, tout cela me parle, tout cela relève d’une même peur généralisée dans notre pays. J’ai la sale impression qu’un point de non retour a été franchi. En banlieue, beaucoup de gamins ne travailleront jamais. Certains ont fait le choix de la délinquance et du trafic. Ils se disent pourquoi être au Smic sous les ordres d’un chefaillon raciste, alors qu’avec un peu de trafic, je gagne plus. Et les autres, ceux qui veulent bosser et s’en sortir, désespèrent de la discrimination. Ils n’auront jamais le bon prénom, le bon nom, la bonne couleur de peau, pour trouver un travail et mener une vie ordinaire. On a créé une génération perdue et personne ne sait ce que cela va donner demain.

 
On retrouve aussi, comme pratiquement dans tous vos romans, l’univers médical à l’hôpital. C’est votre passé d’ergothérapeute qui revient à chaque fois ?
Le monde médical m’intéresse parce que c’est un monde de grande violence et de pouvoirs entre les malades et les médecins. C’est aussi un excellent poste d’observation sociale. Les urgences aujourd’hui récupèrent toute la violence et la précarité de notre société. L’hôpital, avec la police, est le dernier service public ouvert 24 heures sur 24.

 
Pourquoi avoir inventé des noms de villes dans votre roman ?
Je ne voulais pas accuser telle ou telle commune de banlieue. J’ai donc inventé deux communes voisines et en même temps très différentes. L’une prospère, tenue par un maire de droite clientéliste, et l’autre avec une immense cité HLM. Une ville ultra-protégée et une cité pourrie distantes de quelques kilomètres. Je trouvais intéressant de confronter ces deux mondes si différents et pourtant si proches géographiquement. Je me suis bien sûr inspirée de communes existantes, le lecteur bien informé devrait les reconnaître.

 
Votre écriture est très simple, sans effet. C’était un choix ?
Je ne suis pas vraiment un styliste. Mon écriture est toujours très clinique, j’aime rester au ras du bitume. En plus, avec les sujets abordés dans ce roman, je trouvais que s’amuser à faire dans l’esthétique, avait quelque chose d’assez indécent.

 
Un an après, la situation commence-t-elle à se régler dans les banlieues, et d’après vous, les violences peuvent-elles recommencer ?
Je n’ai pas de don de visionnaire. Comme beaucoup, je n’avais pas vu venir les émeutes de l’an dernier même si j’imaginais une explosion dans les banlieues dans mon roman. Rien n’a changé depuis un an, donc tout peut repartir. Les voitures continuent d’ailleurs de brûler ici ou là, c’est pratiquement devenu un folklore aujourd’hui, comme les feux dans la nuit du 31 décembre. Par ailleurs, les cités qui ne s’embrasent pas ne sont pas forcément les plus calmes ou les plus saines, mais souvent celles qui sont le mieux tenues par les trafiquants qui n’ont pas envie qu’on parle de leur quartier aux 20 heures, au risque de voir débarquer les flics. Les émeutes de 2005 sont un précédent historique en banlieue. Les plus malins ou les plus dangereux savent qu’ils peuvent coller la trouille à la société et au pouvoir. La dynamite, les mèches et les allumettes sont là.

 
Les politiques n’ont donc rien compris ?
Aucun bilan politique sérieux des émeutes n’a été tiré. Le débat actuel sur la présidentielle est désespérant à cet égard. Personne n’a rien à proposer, à droite comme à gauche, et Le Pen guette. Le vrai problème, c’est qu’aucun leader politique n’a de vision pour la France à 20 ans. On gère l’immédiat. Même si on lançait un grand plan Marshall pour les banlieues, il faudrait des années et des années avant que le système global commence vraiment à bouger, tant le passif est lourd. Or, les politiques ne raisonnent que sur quelques mois, de peur de perdre les prochaines élections. Pourquoi lancer un grand projet aujourd’hui alors que dans dix ans, quand les premiers résultats se feront sentir, l’homme ou la femme politique qui en sera l’initiateur, ne sera plus au pouvoir ?

 
Bastien Bonnefous

Portrait : Vincent Baillais     

 

 

  

Commentaires

Ben c'est pas folichon tout ça... Moi ma spécialité c'est la délinquance haut de gamme, rien à voir, mais pas triste non plus...

Écrit par : Grimbert | 30/10/2006

Bonjour.

J'ai déposé sur le forum de Mr Jonquet, mais je n’ai probablement pas un commentaire intéressant, et je n’ai pas reçu de réponse de sa part. Idem, pour Mr Bonnefou qui ne n’acceptera peut être pas ma réponse ici, à qui j’ai envoyé un e-mail (c’est vrai qu’il doit en recevoir Beaucoup), et qui ne m’as pas répondu. E-mail reprenant ce commentaire ci-dessous.
L’un et l’autre me répondront un jour, s’ils le veulent, bien entendu, déjà parce que je ne suis qu’un modeste citoyen, et qu’ils ont des choses certainement beaucoup plus importantes à faire, et sans aucune ironie.

Il y a c'est évident en France, des populations que j’appelle, (et qu’il faut appeler) bilingues, comme moi qui suis bilingue avec la langue espagnole. Que j’ai (et je l’ai) ou que je n'ai pas la « nationalité Française » ils ressentent le même mal-être que moi, et ont les mêmes opinions et ressentiments que moi. En effet, j’en rencontre tous les jours. Vous le savez, les familles bourgeoises, mono-linguistes Française, en France (et ailleurs dans d’autres pays elles font de même), qui se transmettent le pouvoir, S’IDENTIFIENT bien ENTRE ELLES comme d’ORIGINES COMMUNES mono-linguistiques Françaises, avant d’avoir le droit de complexer les autres, c.a.d. ceux que j’appelle les bilingues, de faire eux, du communautarisme....

Ces familles au pouvoir, ne font pas du favoritisme communautariste, dans toute la hiérarchie du pouvoir? ??. Dans tous les postes clés, de la police, de la gendarmerie, des services de renseignements, de l’armée, et des administrations, ne mettent t-elles pas, je vais dire pour ne pas me faire taxer par eux de calomniateurs anti-français, des monolingues Français de souche de préférences ? ??

Alors, il faut rectifier plusieurs mensonges et complexes que l’on veut nous donner, à nous les « bilingues » en fin de compte :
Premièrement, sur le PATRIOTISME alors que les frontières, sont tombés, bien avant Schengen, et sont depuis la première moitié du siècle dernier de vrais PASSOIRES pour les capitaux de cette bourgeoisie qui ne prend jamais le métropolitain, mais possède tous les médias, la France, et souvent une partie de l’économie de pays étrangers et lointains. Cela ON NE NOUS LE DIT JAMAIS.

Seuls les idiots ne changent pas d'avis. J'ai compris que j'avais cru longtemps à la véracité d'un MENSONGE historique et ancien, venant de K. MARX qu'il faut repérer et DENONCER. Quand on voit ces fuites de capitaux, qui enrichissent d'autres pays et peuples.
On peut dire :
CE N'EST PAS LE PROLETARIAT QUI N'A PAS DE PATRIE, mais c'est LA BOURGEOISIE.

Bourgeoisie à qui il faut demander des comptes pour toutes ses trahisons et qu'il faut dénoncer, trop contente qu'elle est de laisser se faire dénoncer les gens du peuple, par.... eux mêmes.

Deuxièmement les hommes politiques, une fois élus, défendent NON PAS LEUR ELECTORAT, mais l’ACTIONNARIAT des grands groupes, qu’elles que soient la composition nationale ou non de celui-ci. Alors que veut dire patriotisme à notre époque ? ??
Que font-ils mêmes pour leurs propres populations d’origines ethnolinguistique communes avec eux. ? ?? Ou construisent t-ils leurs usines les groupes Renault (Inde, Russie, etc etc) PSA (Chine on le voit avec le Président en ce moment). Les entreprises et capitaux des riches Français sont à l'étranger et les chômeurs en France.
Donc, basta les complexes. Les gens pauvres et modestes, qui ne placent pas leur argent à l’étranger, mais le dépensent ici en France, faisant vivre et travailler les commerçants, économies et PME du pays, de la région ou de leur villes et quartiers, sont bien PLUS « patriotes » que ces bourgeoisies arrogantes et racistes qui, dans tous pays, donnent des leçons, ont le pouvoir, et enrichissent des pays étrangers. Si vous n'êtes pas un gros actionnaire, tout ces gens élus politiques ne travaillent pas pour vous.

Enfin mon opinion sur « les banlieues ».
Je regarde les émissions télés, ou rien ne transpire, de ce qui ne doit pas transpirer. Il faut être politiquement correct. Des gens bilingues, cherchent à montrer, comme des petits singes, qui ont bien appris la leçon, qu’ils se comportent comme des monolingues franchouillards, plus nature que les vrais ! !! L’autre fois, par exemple sur "Ripostes" à la télé c'était comme d'habitude le consensus du silence. Tout le monde à peur.
Les populations des banlieues à problème, sont des populations je le répète, on ne le dit jamais, et c'est une vrai censure quand quelqu’un s’approche du micro, BILINGUES. Très souvent, BILINGUES français-arabe majoritairement.
Vraiment, c’est se foutre du monde, de faire croire que l'ISLAM est un problème, et c’est détourner l’attention. Moi je suis catholique, j’ai très souvent depuis toujours une médaille de la très Sainte Vierge autour de moi, rien à voir avec l’extrême-droite réactionnaire française, et sa bourgeoisie, qui m’a rejeté et discriminé, dans les banlieues ou j’ai vécu, et ou ils étaient (les MONOLINGUES Français, ceux qui idéologiquement sont « NORMAUX » et modèles idéologiques) très majoritaires. Maintenant j’ai déménagé depuis 4 mois, et j’ai l’impression de respirer avec des populations BILINGUES autour de moi, avec qui je me sens très bien.

Ce n’est pas un problème d’ISLAM ou de religion. La majorité des gens, BILINGUES avec l’arabe, et qui qui sont musulmans, et j’en connais depuis longtemps, et même très longtemps, savent bien que je ne suis pas musulman. Et ils s’en foutent complètement. Je suis identifié comme eux, par eux, dans la même situation. Et dans nos discutions personnelles entre nous, et nous recevons les mêmes offenses de la part, même des gens du bas peuple "monolingues Français" (c.a.d. d’origine française le plus souvent), et clientèles complices des bourgeoisies mono-linguistiques française au pouvoir, car vraiment c’est comme cela que nous devons parler, qui se sentent nos maîtres, et nous parlent de la même manière avec beaucoup d’insolence. L’insolence des voyous qui ont le pouvoir car sont assermentés même dans le bas de l’échelle, et qui sont les petits « seigneurs », se sentant membres de famille des gens "monolingues Frânçâis" comme eux, au pouvoir en France.
Alors ne laissons pas dériver vers des pseudos-problèmes de religion….

Et hélas, la politique idéologique mono-linguistique, appliqué par nos dirigeants, fait identifier les forces de l'ordre, comme un "BLOC Mono-linguistique Français hostiles" à des populations bilingues. C'est la même peur, ressenti par des gens honnêtes et malhonnêtes, à l'intérieur de ces populations de banlieues. Et le résultat, c'est que ceci empêche la Police de faire son travail de lutte contre la délinquance, en pouvant se fondre dans des populations non peureuses, et ainsi pouvoir appréhender les vrais criminels, escrocs, délinquants qui se dissimule, au milieu d'autres populations bilingues honnêtes.
Là EST UN GRAND PROBLEME, dont la politique IDEOLOGIQUE du pouvoir est responsable.

N’avez-vous jamais dit et eu le droit de dire à la TV, que d’Arlette Laguiller à J.M. Le Pen, ce sont tous des monolingues Frânçais. Que vous les preniez tous depuis que je suis né, et notamment la gauche et extrême gauche qui m’avait bien eu quand j’étais jeune, : A.Laguiller, Krivine, Besancenot, G. Marchais, MG-Buffet, Chirac, Raffarin, Sarkozy, Jospin, Mitterrand, Mauroy, Le Pen, etc... etc
Ils font leurs numéros de cirque, quand ils passent à la télé. Le but est le même. Que des populations bilingues (ou multilingues), c.a.d. d’origine étrangère le plus souvent, OBEISSENT à des populations monolingues françaises y compris du bas peuple insolent, et au-delà, à des bourgeoisies monolingues Frâncâises d’ôrigine, car seule cette propagande ethnolinguistique DOIT S’EXPRIMER. Nous sommes donc dans un Etat de propagande Idéologique culturelle.
Tant pis si il faut mettre les pieds dans le plat. Moi je ne suis pas venu sur Terre, pour devoir lécher les pieds à des gens qui m’ont toujours rejeté et discriminé aussi, et le feront toujours.

La nationalité et l’État Civil Français, étant je l’ai compris plus tard, une SERVITUDE et un titre de propriété des classes dirigeantes « patriotes….. », sur les classes sociales inférieures et populaires, surtout d’origine étrangères.

Voilà les silences qu’il faut rompre et les prises de consciences qu’il faut propager.

Vous pouvez faire suivre mon courriel à des amis à vous, bilingues comme nous tous, et l'imprimer.
Bilingues soyez fiers, conscients, et unis.

Avec mes respectueuses salutations.

Nota : J’espère que ma réponse ne me vaudra pas des ennuis. Je n’ai pas l’intention de faire de la politique de toute manière.

Écrit par : Albert.Omella | 06/11/2006

Commentaire pour l'email de Albert.Omella.
J'ai bien aimé le terme "politiquement correct" de "billingues"...moi je suis française mais je parle six langues, je me demande à quelle catégorie j'appartiens (ahah)...en tout cas tu n'as pas à avoir peur que tes commentaires te fassent des ennuis. Il faudrait plus de gens comme toi pour exposer les choses telles qu'elles le sont. Si tout le monde faisait pareil, appelait un chat un chat, on pourrait parler des vrais problèmes, au lieu de toujours tourner autour du pot, et du fait trouver une solution.

Écrit par : gipsy | 27/12/2006

Commentaire pour l'email de Albert.Omella.
J'ai bien aimé le terme "politiquement correct" de "billingues"...moi je suis française mais je parle six langues, je me demande à quelle catégorie j'appartiens (ahah)...en tout cas tu n'as pas à avoir peur que tes commentaires te fassent des ennuis. Il faudrait plus de gens comme toi pour exposer les choses telles qu'elles le sont. Si tout le monde faisait pareil, appelait un chat un chat, on pourrait parler des vrais problèmes, au lieu de toujours tourner autour du pot, et du fait trouver une solution.

Écrit par : gipsy | 27/12/2006

Bonjour
Tout d'abord merci de m'avoir lu. Tu as avec moi en commun l'Etat civil puisque tu es Française. D'origine ou pas, cela compte pas tant que cela. Finalement ce qui compte c'est l'ouverture d'esprit dont notre époque à besoin pour discuter avec les autres. Tu me demande dans quelle catégorie tu es, parlant 6 langues. D'abord BRAVO pour ta culture. C'est vrai qu'après m'etre relu, j'ai vu certains oublis. Tu es donc Multilingue, un mot que je n'ai employé peut-etre qu'une fois. Tu es Multilinque, bravo, j'aimerai l'être aussi, comme tous le monde je pense. Ne crois pas que je me suis jamais cru, cela dit au passage, pour une exeption ou un champion, sorte d'héro pour savoir parler 2 langues , presque 3 et péniblement avec l'Anglais. Quand même pas..

J'aurais pû écrire ethnolinguinstique, cela aurait été dans certains cas plus clair, mais aussi plus prétentieux, et inconvenant pour le savant...que je ne suis pas.
Pour cette première réaction à mon texte, je reste un peu sur ma faim avec ta réponse, puisque tu ne porte pas de jugement sur ce qui me semblait être des idées fortes et originales :

Mon Jugement sur le travail de la Police et la façon dont elle est perçue (c'est quand même dans le sujet du LIVRE de Mr Thierry JONQUET)

L'hypocrisie de la classe politique depuis toujours, j'en ai cité quelques uns, j'aurais pû en citer d'autres : Kouchtner, Delanoe, Fabius, DSK, Bayrou, Pons, Lang, Chevènement, Sarkozy, Megret, Villepin, Voynet, Bachelot !, MAM, Guena, Pasquôa, Giscard, Tesson, Cresson, etc etc il suffit de regarder la composition du Sénat et de l'AN...

Ils font semblant de pleurer, mais on se trompe de moins en moins. Leur numéro entre mono-ethnolingues d'origine communes, et seulement RIVAUX pour le Pouvoir, devient à chaque fois et chaque jour plus pitoyable et connu.
Tu as bien compris, que je voulais dire qu'ils étaient d'accord sur une chose, ne pas perdre le pouvoir de leur ethnie. Alors que l'on ne me fasse pas croire, que parce que j'ai moi même leur Etat civil aussi, "ils" m'identifient depuis toujours comme étant de la même qu'eux, et que c'est moi qui me fait du mal en me trompant à leur sujet....tout ces cocos d'origines (pour moi) s'identifient très bien entre eux depuis toujours Le Pen en tête, (et peut-être). Et de toute manière je m'en fiche maintenant, mais 'basta' de nous prendre pour des idiots.

Donc, quand je parle aussi de la Bourgeoisie, et la grande Bourgeoisie je veux surtout dire, en disant qu'en fait, c'est elle et dans tous les pays (pas qu'en France) qui n'a pas de patriotisme, puisqu'elle trahi constamment sa polutation qui lui fait confiance autour d'elle, déja en jouant en bourse quand elle le fait elle même, ou en exportant ses capitaux pour gagner plus. Ferait tu partie de cette haute classe sociale ? Non je plaisante bien sûr.
Je reste sur ma Faim aussi, quand tu ne porte pas de jugement sur mon opinion que tout ces gens là s'identifient bien comme du même bloc Monolinguistique (et ethnique qui va avec souvent) commun. En ferait tu partie aussi, ceci expliquant que tu ne m'approuve pas en me le disant.... non je plaisante encore une fois.

Mis à part (à ma connaissance, car aucun ne le mentionne jamais), Mr Bayrou qui comme Gascon dit-il souvent, sait parler l'Occitant, une des lanques 'intra-hexagonale' que je Jacobinisme Français du pouvoir (pas eu besoin de l'excrème droite), à écrasé le plus possible, tout comme le Breton aussi en particulier.
On peut parler du Créole, qui a droit au même respect, et qui est aussi une langue sans Etat. Telle députée célèbre des Antilles n'oserait jamais parler dans une autre langue dans une tribune ou un micro, à la Télé !!!, que celle des franchouillards.
On est dans un pays d'apartheid 'soft' et invisible. Pas un cheveu qui dépasse s'il vous plaît..

Alors que question Patriotisme Frâançâîs, l'éboueurs de mon quartier, d'origine Nord Afriquaine, l'est bien plus probablement Patriote que ces riches hypocrites d'élus que l'on voit à la télé, car ses revenus ils les placent ICI, en France. Dans l'épicier ou le supermarché du coin, chez le pompiste, le médecin, la mutuelle et le système social de ce pays etc etc .
Et ce n'est pas nos 'révôloutionnaîres' d'extrême gôche qui vont dire cela, peut-etre déja parce qu'il n'y pensent pas, et attaquer leur rivaux politiques Frâançâîs (écriture volontairement déformé, pour faire dans le pompeux chauvin, sous jacent toujours tu l'as compris), avec les autres arguements aussi que j'ai exposé.

Je ne vais pas être plus long, et merci de m'avoir lu.
Cordialement.

Écrit par : Albert.Omella | 29/12/2006

Juste un petit rappel :
On dit : un Français
On dit : je parle français
On dit : Un anarchiste espagnol
On dit : Franco était un Espagnol fasciste
On dit : L'Anglais aime le foot et la marmelade d'orange.
Tout ça pour dire que le français n'est pas vraiment une langue simple à orthographier.
Pour le reste, bavo pour le débat masi quand tout brûle, n'est-il pas trop tard ?

JM

Écrit par : jmleroy | 07/12/2007

Votre commentaire est très sympha. Déja comme contribution sans censure. C'est vrai, que je ne me relis pas, et mes fautes ne sont pas seulement de clavier..
C'est vrai que je me suis mal expliqué, concernant ce que l'on appele souvent ' l'idéologie monolinguiste ', qui est invisible mais présente dans le politiquement correct Parisien.
Et cela a donné un mot, "le Parisiannisme", qui est banni et que l'on n'entend plus. Comme par hazard....
Pour faire carrière, il faut passer sous les fouches caudines de cette idéologie menteuse et destructrice, jacobine aussi, à l'oeuvre principalement selon moi depuis Jules Ferry.
Nos politiciens ne sont pas de la même ethnie. Là j'ai écris un peu une bêtise en allant trop vite. Mais ils se sentent obligés de se comporter comme tel, en étant monolingues de culture, et de....propagande. !

Je l'ai lu encore il y a peu dans un livre d'Hervé Le Borgne "Mais qu'allez vous faire avec vos artichauts",. (cela concerne la Bretagne), cette citation que j'écris de mémoire à peu près :

"L'histoire de France a été faite par plus de 20 peuples différents. Le Français est un terme de convention".
Proudhon, homme politique français du 19ème siècle.
Je pense qu'il savait au moins autant que moi ce de quoi il parlait.

Question débat, si d'autres ont certainement des commentaires à rajouter, et reflexions, cela l'enrichira.

Enfin j'allais oublier le principal.

Il y a certains signes récents vus par les Scientifiques, qui montrent que des mesures prises par les Pays alarmés par les dégats sur la nature et couche d'ozone par exemple, peuvent porter leurs fruits...
Et dans certains domaines, il y a des infléchissements forts d'une évolution catastrophique dans certains domaines, à cause de décisions politiques concertés internationale.
Défendre les héritages linguistiques et culturels, c'est aussi une forme d'attitude écologique.
Un journal gratuit, écrivait dernièrment qu'il y a 6000 langues sur Terre, et une qui disparaît tout les quinze jours ! !!
Un chercheur a écrit qu'au train ou cela va, en l'an 2100 il ne restera que 3000 langues sur Terre ! !!
Devront nous attendre d'être le "dernier des Mohicans" comme nos ancêtres, ou réagiront nous avant ? ??

au revoir.

Écrit par : Albert.Omella | 07/12/2007

puisqu'on ne s'attaque pas aux causes du mal (chômage, misère, ghettoïsation, absence de perspectives, inégalités croissantes, injustices, etc...), il n'y a pas de raison que les conséquences ne se développent pas. sarko s'occupe de la sécurité depuis 5 ans : quel beau bilan!

Écrit par : chaperon rouge | 08/03/2010

je viens tout juste de découvrir votre site et l'ai entièrement dévoré. J'ai quand même besoin d'un peu de temps pour réfléchir à tout ça.

Écrit par : Transpiration | 04/04/2010

Il faut avoir la politique de ses moyens et les moyens de sa politique. Le gouvernement est confronté depuis des décenies à une véritable impuissance, qui fait que nos chères banlieues vivent dans un état de non droit, que nos prétendus citoyens se livrent impunément au trafic de drogue, au trafic d'armes, quand ce n'est pas au trafic de prostitution. La République est litéralement bafouée et les honnêtes citoyens sont les victimes de tous ces trafics, qui échapent à la loi et au fisc. La Révolution devra un jour être envisagée contre cette injustice flagrante.

Écrit par : papillon | 28/04/2010

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