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26/04/2006

Poètes, vos bastos !

CPE ou pas, les études ne sont pas toujours le meilleur moyen de s'en sortir. Harold Jenks, petit voyou black de Saint-Louis, va en faire l'amer constat. Quand celui-ci trouve dans la poche d'un jeune gars poignardé, une lettre d'admission pour un cursus de poésie dans une université paumée de l'Oklahoma, il pense avoir déniché son passeport pour une nouvelle vie. Pratique quand on vient comme lui, de voler un pur kilo de cocaïne au caïd local. Problème, une fois assis sur les bancs de la fac, il va se retrouver face à un prof, Jay Morgan, encore plus barré que lui. Alcoolique, toxico et totalement en mal d'inspiration, Morgan n'a qu'une obsession : se débarrasser du cadavre d'une étudiante overdosée dans son pieux. Très vite, les crimes vont remplacer les rimes et l'université se tranformer en guerre des tranchées.

Deuxième roman paru à la Série Noire de Victor Gischler, prof d'atelier d'écriture dans l'Oklahoma, Poésie à bout portant est une sale blague à l'humoir noir et décapant. On sent bien l'influence de Westlake dans la mécanique implacable de l'échec, et de Harry Crews dans la galerie de personnages plus tapés les uns que les autres (la prof garce mais pas trop, le privé pourri jusqu'à l'os, le mafieux sanguinaire…). Dommage simplement que le rythme ait un coup de mou, dans le ventre du livre.

Bastien Bonnefous

Poésie à bout portant, Victoir Gischler, Série Noire, 347 p., 19,50 €. Traduit de l'américain par Frank Reichert.

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